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Faris Pan Japa: Visite en pays Sunda

Appelée le Paris Van Java par les Hollandais en raison de la douceur de vivre qui y régnait, Bandung, était destinée à devenir la capitale des Indes Orientales dans les années 30.

Bandung est une ville mythique, du fait de son histoire, de sa culture, et de son symbolisme: après avoir été un centre économique de l’occupation hollandaise puis un enjeu stratégique sur l’échiquier de la guerre froide, Bandung a symbolisé, avec la conférence des non-alignés en Avril 1955, l’émancipation des anciennes colonies par rapports aux grandes puissances traditionnelles (pour le discours de Nehru en Français: http://www.andreversailleediteur.com/upload/args/nehruavril1955site.pdf ). Paris Van Java, c’était cet esprit indépendant, réfractaire, qui, combiné avec une scène artistique particulièrement créative et dynamique, devint une source d’inspiration et d’espoir pour tout un pays.

Aujourd’hui, il en reste une scène culturelle toujours aussi vibrante et revendicative, quoi que quelque peu enfermée dans le carcan de l’underground, mais c’est en fin de compte ce qui fait son intérêt. La scène Punk Rock notamment, avec des groupes comme Black Boots ou Keras Kepala est probablement la plus intéressante du pays.


Bandung c’est également la capitale culturelle du Tanah Pasundan, le pays Sunda, ancien Royaume de Pajajaran, qui court de la pointe Ouest de Java jusqu’aux limites de Java Centre a l’Est. Le pays Sunda est caractérisé tout d’abord par une identité culturelle très forte, distincte de la culture javanaise, de par son histoire, ses traditions, sa musique, sa langue.


Le Sundanais est l’une des langues les plus parlées d’Indonésie, utilisée quotidiennement par près de 30 millions d’Indonésiens.

Comme le Javanais, le Sundanais comprend plusieurs niveaux de langue, adaptés au contexte et à l’interlocuteur. Le Sundanais familier et le Sundanais et le Sundanais formel (ou poli) peuvent être très différents:

Example:

Francais

Sundanese
(normal)

Sundanese
(polite)

Manger

dahar ..

tuang ..
neda ..

Boire

inum ..

leueut ..

Ecrire

tulis ..

serat ..

Lire

maca ..

maos ..

Oublier

poho ..

hilap ..

Se rappeler

inget ..

emut ..

Marcher

leumpang ..

papah ..

Le Bahasa Sunda est enfin est surtout caractérisé par une certaine tendance à inter-changer les V, les P, et les F.

Ma première expérience face a cette fantaisie sémantique m’a laissé pour le moins perplexe. Je venais d’arriver en Indonésie et de commencer les cours d’Indonésien.

Mon Professeur, Pak Budi, m’apprend le vocabulaire nécessaire aux présentations, et me dit, en Anglais:

- Hi, my name is Budi, I’m Japanese.

Je le regarde avec des grands yeux ébahis pleins de scepticisme et d’incompréhension

- Il y a quelque chose que tu ne comprends pas ?
- Toi, Mr Budiman, avec ta moustache et ta tête de Bajaj Bajuri, tu vas me faire croire que tu es Japonais ?!!!
- Yes, yes! I’m Japanese, my parents are Japanese, you can’t be more Japanese than me

Vu qu’il a l’air un peu vexé, je souris et dis:

- You speak very good Indonesian for a Japanese

Il me regarde en fronçant les sourcils et répond, après un temps d’arrêt:

- Of Course, I’m Indonesian!
- Are you laughing at me? You just said you were Japanese!!
- Oohhh, I see…no, no, I’m Indonesian from Jafa. Japanese is the name of people who lif in Jafa. Do you understand Plo?
- Whateper dude…

La confusion des v, p, et f se décline a toutes les sauces et touche toutes les classes sociales, du chauffeur de taxi qui rassure son client en disant: “no worry Mister, I go paster, you not late at airfort”, a la prostituée et son fameux “how much you gip me?”, au professeur d’université et a l’avocat discutant d’un cas de praude piscale.

Se pourrait t’il qu’un peuple tout entier soit frappé de dyslexie, ou bien se seraient il tous mis d’accord pour juste faire chier le monde?

Ni dyslexie, ni conspiration linguistique. La langue Sundanaise ne compte en fait que 16 consonnes, dont le f et le v ne font pas partie. L’usage du Sundanais étant encore fortement dominant dans la vie de tous les jours par rapport au Bahasa Indonesia, le f et le v sont donc remplacés par un p. Ce que je ne m’explique toujours pas, c’est pourquoi le p est lui remplacé par un f…

Enfin bref, tout ça pour dire que le pays Sunda est l’une des nombreuses merveilles que l’Indonésie a à nous offrir, une culture fascinante et des paysages magnifiques qui promettent des escapades mémorables.


Pulau Macan

C'est où?
C'est quoi?

bah une île! non, deux en fait, puisque Pulau macan et couplée à pulau Tiger juste en face , complètement vierge pour jouer les iles désertes.

mais encore?


L’ile est petite (capacité d’accueil de 30 personnes max), jolie, et s’inscrit dans une perspective d’éco-tourisme. Même si l’idée est un peu (bcp) marketing, et qu’il reste des progrès à faire, les initiatives sont réelles (compost pour le potager du jardin, bientôt les panneaux solaires et éoliennes pour l'électricité) et originales (le bois utilisé pour les constructions de huttes, de tabourets et autre est récupéré parmi les nombreuses choses qui s’échouent sur l’île (et malheureusement, ils ne trouvent pas que du bois ! mais c’est bien nettoyé puisque l’on aura absolument rien vu venir polluer l’eau transparente et le sable blanc ).

Au niveau couchages, des endroits plutôt charmants:

Le concept est sympa puisqu’il ne s’agit pas seulement de passer un week-end farniente - composé de baignades, snorkelling, bouquinage, siestasses, chill-out – mais aussi de faire des rencontres. On a eu la chance d’être dans un groupe de 25 personnes, éclectique en termes de nationalité, d’âge, de statut social, et de caractère avec des gens bien sympathiques que l’on a vraiment pris plaisir à rencontrer. Apparemment, on ne peut pas parler de "chance " : Roderick (le manager, un type bien sympa au parcours intéressant) nous soutient que dans 98% des cas, les groupes sont cool et l’osmose prend tout autant. C’est d’abord autour des repas pris ensemble, au gré des affinités, que ces échanges se font ;- pour se prolonger au coucher de soleil, puis tard dans la nuit sur le deck à regarder les étoiles et refaire le monde.

Détail d’importance majeure : le point d’honneur à cuisiner de bons repas et de bons snacks – à base naturellement de poissons frais, mais aussi fruits et légumes, sans oublier le pain aux céréales, les crêpes et le nutella ! mouiiiiiiii - et on peut même se lâcher en cuisine avec des recettes perso.


Bref, l’endroit vaut le détour même si le week-end est court et pas donné (comptez 120 euros/personnes pour les buveurs de gin-to et bintang) .

Plus d'infos sur : http://www.pulaumacan.com



Plateau de Dieng (par CR)

Dieng, c'est un plateau volcanique situé à 2000 mètres d'altitude, abritant temples, cratères et lacs sulfureux. Il fait partie des circuits touristiques classiques de Java Centre. En général les gens trouvent ça soit super bien, soit pas bien du tout. Alors, ça m'a intrigué...


Jeudi, 5 heures 30 de train jusque Semarang en "Executive class", bien installé. Le train passe au milieu des rizières, au milieu de nulle part. Ca ne va pas très vite mais ça passe vite. On ne croise que quelques paysans au travail. C'est calme, c'est beau.

De Semarang, un vieux bus bien pourri comme on les aime.
C'est moins confort que le train. Pas de clim. Et surtout, le bus ne quitte pas la ville de départ tant qu'il n'est pas bondé. Alors on tourne dans Semarang pour être sûr de bien ramasser tous les gogos qui empruntent le trajet, même s'ils ne vont pas très loin (on peut demander l'arrêt du car à n'importe quel endroit). Mon voisin dans ledit bus me propose sa fille à marier. Merci Monsieur, ça ira.
Je vous épargne les détails des marchands qui passent dans le véhicule pour proposer leurs produits divers, et les joueurs de musique à la petite semaine qui interprètent des versions massacrées de tubes indonésiens pour grappiller quelques roupies.

Après 5 heures de routes escarpées, me voici arrivé à Wonosobo, petite ville d'altitude sympa, aux portes du plateau de Dieng. Mais il est déjà 18H passées, plus de bus pour ma destination. Dodo donc.

Le lendemain j'arrive à Dieng après une route bien sportive dans un minibus chargé de gens, de sacs de riz et autres denrées en tous genres.

Ca y est, il caille ! Je m'installe dans un petit losmen (auberge), et je pars me balader. Atmosphère sympa. Des temples, un cratère, un lac sulfureux, puis un autre lac, puis un autre cratère. Bon, OK. Dodo à 21H, c'est calme là-haut.



Samedi matin, c'est parti pour la visite de l'AUTRE Dieng ! Je loue une petite moto pour la journée (4 euros essence comprise). Je me perds dans les rizières et les petits villages. A quelques kilomètres seulement du site touristique de Dieng, les gens ne semblent pas souvent voir des touristes passer, si on en croit leur surprise à la vue d'un blanc dans le coin (ou alors c'était juste à cause de ma dégaine à moto ?). Alors que je faisais une pause, un gars m'interpelle, et, désignant du doigt mon appareil photo, me demande tout sourire : "Mister, you give to me OK ?".
Je me balade au hasard des routes et des chemins jusqu'à un bled appelé "Batur". Les superbes paysages de montagnes, rizières et rivières, ainsi que l'ambiance du site, me rappellent la belle région de Sapa au Vietnam...
Après, je suis rentré.






Dodo à 20H, bien crevé, plein de belles images dans la tête.


Je termine Dimanche matin avec le lever de soleil sur Dieng, sympa.


Puis c'est reparti pour du minibus jusque Wonosobo (qui trimballera cette fois-ci des morceaux de cartons à recycler), puis du bus jusque Magelang (où j'expérimente pour la première fois le bus longue distance en position debout - pas top mais moins pire que ce que je craignais), puis Yogyakarta où je flâne pour ma dernière après-midi. Il pleut mais ce n'est pas grave, c'est doux Yogya sous une fine pluie...

Dernière anecdote, dans le hall des départs de l'aéroport de Yogya : un concert de reprises de tubes indonésiens version kermesse (bande son + synthé + 2 chanteuses criardes), le tout à fort volume, il ne manquait plus que la buvette. Chaque fois qu'il y avait une annonce concernant les avions, le groupe s'arrêtait brutalement de jouer... puis reprenait là où il en était resté, quelques secondes plus tard...
Rigolo mais un peu usant en fin de week-end.

Avion, taxi, dodo.

Pays Baduis (par CR)

Direction Rangkasbitung, Java-Ouest, à l'arrache, avec Yacine. Là-bas, il parait qu'il y a des tribus qui vivent dans la jungle, reculées de tout, qui refusent la technologie, qui ne parlent pas indonésien, et tout et tout. Ah oui ?


Ca commence par du train Ekonomi. 2h30 de trajet folklo à 2.000 roupies (0,15 euro). Chaos humain dans un train qui circule au milieu de décors si calmes...


Arrivée à Rangkasbitung donc. Repas, la collecte d'infos se révèle assez difficile. On finit quand même par trouver une caisse et un gars qui veut bien nous conduire, zou ! Direction Cisemut. On s'enfonce dans de magnifiques rizières.


Sur la route il y a des travaux. Quand c'est comme ça en Indonésie, il y a toujours un bonhomme pour récolter des sous en guise de remerciement pour les réparations, et une fille qui crie dans un micro à l'attention des voitures passantes : "SVP, filez-nous des sous !". Ce coup-ci, à notre passage, la fille en question a écarquillé les yeux en nous voyant passer, et a arrêté son speech, pour hurler toujours dans sa sono saturée "Hey, hey, ada bule, ada bule !!" ("Hey, hey, il ya des blancs, il y a des blancs !!"). Délicieuse Indonésie...

Cisemut, village paisible du bout du monde... Pas d'hôtel, on est hébergé chez l'habitant. Mauvaise pioche (ou bonne pioche tellement ça en devenait drôle), le gars était un relou de première qui avait peur qu'on se perde dans l'énorme mégalopole de 3 rues et 200 âmes, alors il nous suivait partout. Balade dans les rizières paisibles à perte de vue au soleil couchant. Les gamins se baignent dans la rivière, nous demandent de les prendre en photo... On n'est vraiment qu'à 150 km de Jakarta... Ou au fin fond de Lombok ?



Le lendemain, direction Ciboledger. Village tout aussi charmant, aux portes de la forêt des baduis (les tribus machin truc, vous suivez ?). Il pleut mais ce n'est pas grave, c'est doux... Balade de 5 heures dans la jungle avec un guide qui marche pieds nus là où on manque de se casser la figure avec des chaussures de rando... Traversées de rivières avec ou sans pont, visites des villages... On ne nous avait pas menti, pas d'électricité, pas d'eau courante, peu de gens parlant le Bahasa Indonesia. Mais quelques tristes cannettes de coca quand même...




Dodo dans une maison baduis, par terre. C'est pas très confort mais on s'y fait. Le lendemain, dernière balade, sous le soleil cette fois, puis retour à Jakarta...

3 jours hors du four : ça fait du bien de respirer.


Batukaras, la plage qui déchire sa race (Par DG)

Ce petit village de pêcheurs situé à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Pangandaran, au sud ouest de l’île de Java, est accessible après environ 6-8h de voiture à partir de Jakarta ce qui n’est quand même pas top pratique, je me demande comment je peux y aller 10 fois par an…
Cette petite introduction sans lubrifiant appelle quelques questions (Hého les questions!)

La plage de Batukaras justement (comme par hasard, ça tombe bien, hein?)

Alors Pourquoi y aller ?

- Son spot de surf très « user friendly », pointbreak sandbottom, assez régulier, et cette droite qui déroule longue, longue… comme un truc qui serait long genre entre 200 et 400m je dirais + tous les spots environnants (Bulok Benda, Reef, Batu hiu, Batu Mandi…)

Une photo dans un des warungs
Excellente vague pour débuter le surf
- Son ambiance laid-back à la cool, au bord de la plage, c’est calme, les chiens errants se chamaillent, les locaux pêchent, surfent, jouent de la guitare et les bules prennent des coups de soleil… on va se taper son petit bawal bakar au warung, détendu du gland tout ça.
- Ses attractions touristiques incrédibeuls tels le green canyon, le bamboo bridge, le Batu Hiu ou la réserve naturelle de Pandgadaran.


- Ses petites soirées bien arrosées à la bintang ou à l’arak bon marché, ça se termine assez souvent sur la plage à 4h du mat pour claquer son renard dans les vagues. L'endroit est également assez réputé pour ses magic-champi, et l'on y aurait vu Billy the Kick et les gamins en folie y passer un court séjour.

Oui je sais, c'est balèze, j'ai fait illustration LV2

Comment y aller ?

En voiture :
De Jak’, prendre la toll direction Bandung jusqu’au bout puis suivre Tasikmalaya, Ciamis, Jateng (qui n’est pas une ville mais l’abréviation de Jawa Tenga, Central Java), puis Banjar, Pangandaran, puis Parigi, Cijulang et enfin Batukaras (entre 6 et 8h)

En bus :
Prendre un bus de Kampung Rambutan jusqu’à Pangandaran, puis un autre jusqu’à Batukaras (entre 8 et 10h)

Il parait que c'est faisable en avion mais j'ai jamais fait en raison des tarifs, il est possible de louer un petit coucou privé d’Halim vers Nusa Wiru, puis bus jusqu’à Batukaras. Je m’étais renseigné, je crois que c’est environ 200 usd/h

Pourquoi ne pas y aller ?
- A éviter si tu est fan de Kuta Beach ou que tu aimes passer tes week ends en club branché, à Batukaras y’a rien, juste des pécheurs, 3-4 hotels, 1 surf shop, 3 warungs, 1 mosjid et basta
- A éviter si tu es malade en voiture, y'a de la route et ça zig-zag
- A éviter pendant les vacances du Ramadan sinon ça donne ça



Boucle javanaise

Semarang - Imogiri - Parangtritis - Pantai Baron - Sarangan - Candie Sukuh - Candie Seto - Bandungan - Semarang.

Semarang, dans la province de Central Java, est une des nombreuses villes où Rimbaud a mis les pieds.

C'est aussi le point de départ pour les îles Karimunjawa, à 3h de bateau de la ville. Ces îles sont paraît-il très belles. Donc avec François, VIE dans ce beau port industriel, on avait prévu d'y aller ce week-end là. Tickets et hôtel réservés, etc.

Mais non. Jeudi soir, coup de fil de l'agence : "Ben finalement y'a pas de bateau, y'a trop de vagues". Ah mince.

Plan B : on loue une caisse sur 2 jours et on part à l'arrache, à la découverte de l' "Autre Java". Ayo !

Direction le plein Sud. Imogiri et le tombeau du Sultan. Un grand escalier (347 marches d'après le gardien du parking, 352 d'après son copain, 356 d'après le Guide du Routard, 345 selon la police mais ils sont corrompus), un point de vue sympa mais de la brume, saison des pluies obligeant.

Et surtout... Je me suis rendu compte du plaisir de respirer de l'air pur, de l'air frais. Loin de Jakarta et de sa pollution, dans la montagne... J'ai réappris à respirer. Un bien fou je vous dis...

On trace vers le Sud. On passe dans les petites routes de campagne, dans les montagnes près de Yogyakarta. Entre rizières et petits villages... Magnifique.

La grande plage de Parangtritis...

... et une autre plus petite et plus mignonne : Pantai Baron. Ambiance tranquille, on se pose. Puis se déroule un phénomène typique en Indonésie : on voit la pluie arriver, se déplacer vers nous. On aperçoit la limite entre la pluie et la non-pluie qui bouge. Alors on court se réfugier. Un bon mie goreng (malgré une commande de nasi goreng), et zou.

On arrive le soir à Sarangan. Village perché au frais à côté d'un lac. Ambiance cool mais il y a un "meeting", on entend des gens se lamenter, voir pleurer dans un micro. Tiens ? Dodo.

Le lendemain matin, on entend du dangdut (musique traditionnelle indonésienne) hurlant de la salle de meeting, relayé par de la techno. Mmh ? On va payer l'hôtel, on s'aperçoit que les gens du meeting (une vingtaine de personnes) sont en train de danser comme des fous à 8H du matin, en plein jour donc, sur de la musique "house" (comprenez "Boum Boum") émise à fort volume. On risque un oeil, ils ont même installé un podium et tout. Ils sont déchaînés ! Assez hallucinant. Je demande à la fille de la réception c'est quoi ce "meeting" auquel participent ces gens portant un t-shirt "SOS training". Elle me dit "komplemen obat", soit donc un complément à un traitement médicamenteux. Sans doute un stage de confiance en soi ou un truc comme ça...

Voici notre équipe de dépressifs (regardez comme ils ont l'air triste) :

Quelques photos et on décolle, direction Candie Sukuh. Petit temple bouddhiste perdu dans la montagne. Belle vue, au frais. Un second dans le même genre, au milieu des plantations de thé, Candie Seto. Tout aussi beau.


On remonte vers Semarang, pause à Bandungan. Encore dans la montagne, encore au frais, encore des temples, mais d'un autre style. Beau et calme.

Retour à Semarang, avion, dodo.

Un bien bon week-end...

Ujung Genteng

Avec Pierre, Thibaud et Manu, nous voilà partis à l'arrache en caisse vers le plein Sud. Objectif : Ujung Genteng ("Le rebord du toit"), une presque-île perdue tout en bas de Java. Nous sommes le 17 Août, c'es l'anniversaire de l'Indépendance indonésienne. De nombreuses animations se déroulent le long de la route : des candidats se combattent sur une plateforme, devant se pousser dans la rivière sale, d'autres doivent attraper des lots accrochés en haut d'un arbre dont le tronc a été enduit de savon. Tout ça avec de la musique dangdut hurlante, et au milieu de nombreux drapeaux indonésiens.

Passage par des plantations de palmiers à huile, décor surréaliste.


Halte repas à Pelabuhan Ratu. Un illuminé nous déconseille de filer jusqu'à notre destination le jour même pour éviter brouillard, route le long d'un ravin et bandits. Les indonésiens ont de l'imagination des fois. Je prends le volant, ayo ! Arrêt dans un village d'altitude, ambiance familiale maisons en bois et panoramas exceptionnels.


La route en altitude est somptueuse. On arrive à Ujung Genteng vers 21H (sans bandits, sans précipice et sans brume), on est interrompus dans notre recherche de losmen (auberge) par une expédition de voitures qui vont (lentement) voir les "penyu", grosses tortues qu'on ne trouve que dans le coin. Flânage sur la plage, pas de tortue, retour à la case départ, dodo.

Le lendemain, réveil tranquille, balade sur la plage, retrouvailles par hasard avec des amis de Jakarta, petit déj' à base de nouilles instantanées, puis... Moto !


Première pour Manu et moi. Les routes du coin sont en effet bien plus accessibles par ce moyen de locomotion. Balade le long des plages...


... puis plus en hauteur, vue panoramique sur la région, splendide.


Quel plaisir de découvrir des coins comme celui-ci en petite bécane, belle découverte. Après, on se perd un peu dans les villages...


On mange dans un warung où on croise un gars à qui on avait demandé notre chemin 5 minutes plus tôt (ils sont forts). Retour par la plage. Epuisés, on mange puis on va faire la fête dans les bars locaux du bled, sales et un peu glauques (canapés déchirés, sol en terre, déco spéciale, mauvaise sono, gens divers). Ambiance marrante. Dodo.

Réveil difficile. Je saute sur une moto-taxi pour un dernier tour à la plage des tortues, photos, on range... Puis le retour. 8 heures de route pour environ 300 kilomètres, c'est long mais ça passe vite. Je ne me lasse pas de faire de la route en Indonésie, c'est un spectacle permanent, entre les paysages somptueux et les villages à l'intense activité.


Best of : les blagues de Manu :
1/ (pointant une étoile du doigt en sachant que j'avais déjà montré mon désintérêt pour ce sujet) - "Cédric, c'est quoi le nom de cette étoile, là ?"
2/ (Après avoir repéré un chien décédé sur la plage) - "Cédric, pour se retrouver on n'a qu'à se donner rendez-vous au chien mort ?"